La gestion forestière est un levier permettant de diminuer la sensibilité des peuplements. L’accessibilité des massifs pour la mobilisation des bois peut également servir aux pompiers pour la lutte contre l’incendie.
Plan Simple de Gestion (PSG)
La loi « incendie » de juillet 2023 a abaissé le seuil de surface des PSG obligatoire de 25 à 20ha. Elle demande également d’intégrer une brève analyse des enjeux DFCI de la forêt au sein du document.
Il est demandé d’identifier les zones exposées et les mesures de prévention existantes et/ou envisagées (OLD, équipement, etc).
La notice et le plan guide du PSG Bretagne – Pays de la Loire précisent les éléments demandés.
Equipements
Les équipements DFCI (route, point d’eau, coupure de combustible, zone d’appui à la lutte) sont des éléments indispensables à la forêt pour une lutte efficace contre les incendies. Les pistes sont généralement celles utilisées dans le cadre de la gestion forestière courante.
Il est important que les équipements soient identifiés et entretenus régulièrement pour rester fonctionnels.
Des guides régionaux des équipements DFCI existent et permettent d’identifier leurs caractéristiques principales.
Le guide de Bretagne sera bientôt disponible.
Dans les zones classées comme particulièrement exposées au risque incendie, des aides peuvent exister pour la mise aux normes ou la création d’équipements DFCI.
/ ! \ La DFCI se raisonne à l’échelle du massif, il est important que les projets individuels s’inscrivent dans une démarche globale et concertée. Pour cela les plans de massif DFCI permettront d’obtenir un état des lieux des équipements actuels et des besoins d’amélioration.
Sylviculture et DFCI
Les essences forestières n’ont pas toutes la même sensibilité face au feu. On parle de combustibilité (facilité à s’enflammer), résistance (capacité à survivre au passage du feu) et résilience (capacité à se régénérer après incendie).
Le rapport VULNEFEU caractérise la sensibilité au feu des principales essences forestières sur le territoire.
Si certaines essences sont plus inflammables et combustibles que d’autres, le choix des essences reste principalement conditionné à l’adaptation à la station forestière.
La gestion forestière via les travaux et les coupes permettant de favoriser des arbres vigoureux, adapté à la station et de bonne conformation (haut-jet et peu de branches basses) peut permettre de diminuer le risque incendie.
Dans certaines zones exposées, le sylviculteur peut gérer la quantité de combustible disponible par le débroussaillement et les éclaircies. Il peut également créer des discontinuités horizontales et verticales (élagage), et agir sur la composition en essences du massif lorsque cela est possible.
Sylviculture & Urbanisme
Les interfaces forêts-zones urbaines sont des secteurs à fort enjeux : protection des personnes et des biens et risque de propagation des feux depuis les habitations vers la forêt.
Le risque incendie est à prendre en compte dans les documents d’urbanisme (PLUi, SCOT), par l’identification des zones à risques et une limitation du mitage urbain en forêt et à proximité.
Communication grand public
Les préfectures communiquent sur les bons gestes pour prévenir les feux de forêts.
Cette communication est principalement à destination du grand public et des utilisateurs de la forêt.